Et si ton corps fonctionnait encore avec des programmes… vieux de ta naissance ?

Tu crois que ton stress, tes tensions, ton manque de concentration ou ton hypersensibilité font simplement “partie de toi” ?
Et si ton corps te rejouait en boucle des réflexes qu’il aurait dû désactiver depuis l’enfance ?
Rien de mystique là-dedans : c’est du neuro-développement pur et dur.
Comprendre ces réflexes, c’est comprendre pourquoi ton système réagit parfois “trop”, “mal” ou “trop vite”… et comment le rééquilibrer.
Ces réflexes primitifs qui façonnent notre système nerveux
À la naissance, notre cerveau n’est pas prêt pour la complexité du monde.
Alors il s’appuie sur des réflexes automatiques : téter, agripper, se protéger, se tourner vers un son…
Ces réflexes :
- permettent la survie,
- construisent les premières connexions neuronales,
- préparent la marche, la posture, puis… la capacité de penser et de gérer ses émotions.
Quand tout va bien, ils s’intègrent naturellement.
Mais parfois, ils restent actifs.
Et c’est là que les choses deviennent intéressantes.
Exemples
⭐ L’hypersensibilité & le réflexe de Moro (non intégré)
Camille, 34 ans, graphiste, se sent “à fleur de peau”.
Un bruit de porte, une remarque, une lumière trop forte… et son corps réagit immédiatement : palpitations, sursaut, crispation, gorge nouée. Elle pense être simplement “trop sensible” ou “stressée par nature”.
En réalité, son réflexe de Moro — le réflexe de sursaut du nourrisson — ne s’est jamais totalement éteint.
Résultat : son système nerveux fonctionne encore comme celui d’un bébé surpris, déclenchant automatiquement des réactions de type “alerte rouge” face à des situations banales.
Conséquence adulte : hypervigilance, anxiété rapide, difficultés à gérer les imprévus.
Travail possible : exercices d’intégration sensorielle → apaisement du système nerveux autonome.
⭐ Les douleurs cervicales & le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC)
Nicolas, 28 ans, développeur web, vit avec une tension permanente dans la nuque. Lorsqu’il tourne la tête en conduisant ou devant l’ordinateur, il ressent un tiraillement et parfois même une perte de précision dans ses mouvements.
Son thérapeute découvre que son réflexe tonique asymétrique du cou est encore actif.
Ce réflexe provoque naturellement l’extension d’un bras et la flexion de l’autre quand la tête tourne — très utile pour un bébé, catastrophique pour un adulte qui doit bouger de manière fluide.
Conséquence adulte : douleurs cervicales, mauvaise posture, difficultés de coordination regard-main, fatigue visuelle.
Travail possible : mouvements d’intégration croisés → amélioration posturale et diminution des tensions.
⭐Difficultés de concentration & réflexe d’agrippement / réflexe de succion
Élise, 42 ans, enseignante, adore son métier mais lutte pour rester concentrée lorsqu’elle lit ou prépare ses cours. Sans s’en rendre compte, elle serre fort son stylo, ses mâchoires se crispent et sa langue colle contre son palais.
Pourquoi ?
Parce que deux réflexes sont encore actifs :
- le réflexe d’agrippement palmaire, qui pousse à serrer les objets de manière excessive,
- le réflexe de succion, qui active une tension orale et cervicale.
Conséquence adulte : fatigue cognitive, difficultés à lire longtemps, tensions mandibulaires, maux de tête.
Travail possible : exercices oraux / manuels → relâchement de la mâchoire, augmentation de la concentration.
LES 12 ANGLES QUI CHANGENT TOUT
(et qui montrent à quel point les réflexes archaïques influencent la vie d’un adulte)
1) Le stress chronique : un système nerveux resté en mode alerte
Un réflexe de protection non intégré (comme le Moro) agit comme une alarme interne.
Résultat : ton corps reste prêt à réagir, même quand rien ne menace.
Tu te sens épuisé(e), suractivé(e), comme si le “off” n’existait plus.
2) Les douleurs physiques : et si ça venait du système nerveux, pas des muscles ?
Quand les réflexes dirigent le tonus, la musculature compense.
Tensions cervicales, dos raide, mâchoire contractée…
Ce ne sont pas forcément des “mauvaises postures”, mais des réflexes persistants.
3) La posture et l’équilibre : la base invisible de ta stabilité
Les réflexes de redressement et d’ancrage sont littéralement les “fondations” du corps.
S’ils ne sont pas intégrés, le corps s’affaisse, se tortille, compense.
L’équilibre devient instable, surtout en fatigue.
4) La concentration : le cerveau ne peut pas se poser si le corps reste en alerte
Difficile de planifier, rester dans une tâche, ou lire sereinement quand le système nerveux utilise une partie de son énergie à gérer des réflexes…
C’est comme vouloir travailler dans une pièce où quelqu’un allume et éteint la lumière.
5) L’hypersensibilité sensorielle : réactions trop fortes, trop rapides
Les réflexes non intégrés amplifient les signaux sensoriels.
Un bruit, une lumière, un toucher…
Le corps réagit vite et fort.
Ce n’est pas “être fragile”, c’est neurologique.
6) La gestion émotionnelle : émotions accélérées, réactions intenses
Un réflexe archaïque de protection actif entretient l’hypervigilance.
Alors forcément, les émotions montent vite, débordent, surprennent.
C’est une réaction corporelle avant d’être psychologique.
7) Le sommeil : impossible de s’apaiser si le système nerveux reste en mode défense
L’intégration des réflexes aide le corps à basculer enfin vers le système parasympathique — celui du repos.
Sans ça, l’endormissement est difficile, les nuits agitent, le réveil lourd.
8) Les performances sportives : libérer le mouvement parasite
Les réflexes influencent la coordination, la latéralité, la fluidité des gestes.
Quand ils sont actifs : pertes d’équilibre, gestes saccadés, fatigue rapide.
Quand ils sont intégrés : puissance, précision, économie d’énergie.
9) Les apprentissages : lire, écrire, organiser ses pensées
Les réflexes influencent l’oculomotricité, la posture assise, la latéralisation.
Quand ils persistent, ils demandent une énergie folle… rien que pour “tenir” le corps droit.
Autant dire que l’apprentissage passe au second plan.
10) Le lâcher-prise : le corps contrôle même quand tu voudrais relâcher
Quand les réflexes de protection sont actifs, le corps reste en tension.
Impossible de lâcher prise si la base neurologique continue de dire :
“On reste prêt à réagir !”.
11) La confiance en soi : une affaire de posture avant tout
La confiance, ce n’est pas (seulement) mental.
C’est postural.
Un corps mal ancré, instable, tendu… envoie au cerveau un message permanent d’insécurité.
Intégrer les réflexes, c’est aussi renforcer son sentiment intérieur de solidité.
12) La reconnexion à soi : revenir dans son corps avant de vouloir changer sa vie
Avant de développer la confiance, la sérénité ou la clarté émotionnelle…
il faut un système nerveux calme, organisé, stable.
Les réflexes archaïques sont la première marche.
Alors… que faire ?
La bonne nouvelle :
➡️ les réflexes archaïques peuvent s’intégrer à tout âge.
Par des mouvements doux, répétitifs, précis.
Par la stimulation sensorielle adaptée.
Par une approche corporelle qui suit les étapes naturelles du développement neurologique.
Ce n’est pas une mode.
Ce n’est pas une invention.
C’est un travail qui existe depuis des décennies en neuropsychomotricité, en ergothérapie, en intégration motrice, en RMTi.
En conclusion : et si ton système nerveux attendait juste une mise à jour ?
Les réflexes archaïques ne sont pas un détail du développement.
Ce sont les fondations.
S’ils restent actifs, ils influencent absolument tout :
ton stress, ton sommeil, ta posture, ta confiance, ta concentration, tes émotions.
Les intégrer, c’est enfin permettre à ton corps de sortir du mode survie…
et d’entrer dans le mode vie.
Quels professionnels peuvent aider à intégrer les réflexes archaïques ?
La réintégration des réflexes archaïques est un travail spécifique qui demande une connaissance fine du développement neuromoteur. Plusieurs professionnels peuvent accompagner ce processus de manière sécurisée et efficace :
- Les psychomotriciens
Formés au développement sensori-moteur et émotionnel, ils évaluent les réflexes non intégrés et proposent des exercices adaptés pour rétablir l’équilibre postural, émotionnel et attentionnel. - Les réflexothérapeutes ou praticiens en intégration des réflexes archaïques (Méthode RMT, MNRI, etc.)
Spécialisés dans le travail des réflexes primitifs, ils utilisent des mouvements rythmiques, des stimulations tactiles ou des exercices doux pour aider le système nerveux à « mettre à jour » ses programmes encore actifs. - Les ergothérapeutes
Ils interviennent lorsque les réflexes perturbent les capacités du quotidien (écriture, posture, habillage, coordination…) et proposent un accompagnement personnalisé, souvent en complément d’un autre suivi. - Certains ostéopathes spécialisés en développement de l’enfant et en neuro-fonctionnel
Ils peuvent travailler sur les blocages structurels ou tensions physiques qui empêchent l’intégration naturelle de certains réflexes. - Les kinésiologues et praticiens en thérapies corporelles douces
Ils utilisent des approches globales corps-esprit pour diminuer les tensions, améliorer la régulation émotionnelle et faciliter le processus d’intégration.
L’idéal est de choisir un professionnel formé spécifiquement à l’évaluation et à l’intégration des réflexes primitifs. Un premier bilan permet souvent de comprendre quels réflexes sont encore actifs… et surtout, comment commencer à les apaiser.
Kinésiologue formé en réflexes archaïques : suffisant ou pas ?
La kinésiologie n’est pas un métier réglementé, mais certains kinésiologues suivent de véritables spécialisations sérieuses en réflexes archaïques (RMTi – Rhythmic Movement Training, MNRI – Masgutova, IMP, etc.).
Quand la formation est solide, structurée, et qu’ils pratiquent régulièrement, ils peuvent accompagner efficacement l’intégration des réflexes.
Cependant, il y a une nuance importante :
✔️ Un kinésiologue formé peut être suffisant dans les cas :
- d’hypersensibilité
- d’anxiété
- de stress chronique
- de troubles posturaux légers
- de difficultés de concentration
- de tensions corporelles récurrentes
- d’émotions difficiles à réguler
Dans ces situations, un kinésiologue bien formé peut faire un excellent travail, souvent complémentaire à d’autres approches.
✔️ Mais il vaut mieux consulter un spécialiste “médical ou para-médical” si :
- il y a un retard de développement important
- des difficultés scolaires majeures
- des troubles moteurs sévères
- des douleurs chroniques structurées
- des signes neurologiques inhabituels
- un trouble diagnostiqué (TSA, TDAH, dyspraxie, etc.)
- des problèmes de motricité fine/grossière impactant le quotidien
Dans ces cas-là, un psychomotricien, ergothérapeute, ou un ostéopathe spécialisé aura une approche plus globalement clinique et plus encadrée.
👉 Pour un adulte hypersensible, anxieux, tendu, fatigué, stressé : un kinésiologue formé aux réflexes archaïques est très souvent suffisant.
👉 Pour un enfant avec difficultés motrices, scolaires ou neurodéveloppementales : mieux vaut un psychomotricien / ergothérapeute (et éventuellement un kinésiologue en complément).
Et surtout : la compétence dépend plus de la personne et de sa formation que du titre de base.
Voici plusieurs livres solides, reconnus dans le domaine, qui peuvent servir de base de lecture :
- Le grand livre des réflexes de Sally Goddard Blythe — l’ouvrage de référence, souvent cité comme “la bible” des réflexes archaïques et posturaux. Il aborde la théorie, l’impact sur l’apprentissage, la cognition, le comportement, et propose des pistes d’évaluation et d’accompagnement. Amazon
- Le B.A‑Ba des réflexes archaïques d’Emmanuelle Sutherland — un guide accessible pour repérer les réflexes archaïques, comprendre leurs effets dans la vie quotidienne adulte ou enfant, et apprendre des mouvements simples pour favoriser leur intégration. Fnac
- Le pouvoir incroyable des mouvements primordiaux de Lucas Bourguignon — un ouvrage plus récent (2025) qui fait le lien entre réflexes archaïques, bien-être corporel, posture, anxiété, tensions, et propose un programme d’auto-évaluation et d’exercices. Fnac
- Les petits rituels pour intégrer les réflexes archaïques d’Emmanuelle Sutherland — orienté plutôt vers l’enfant (6-12 ans), mais intéressant aussi pour comprendre comment les réflexes peuvent affecter l’attention, les apprentissages, les émotions, voire la posture. Fnac
